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ClimatisationParis 1475014

Chauffage

Chauffage en maison à étages du 14e arrondissement : réduire l’écart entre le bas et le haut

Le motif d’appel le plus fréquent, dans ces logements, tient en une phrase : « en bas on a froid, en haut on étouffe ». Ce n’est ni une impression ni un défaut de l’installation. Un logement réparti sur plusieurs niveaux se comporte comme une colonne : l’air réchauffé au rez-de-chaussée s’élève, la cage d’escalier lui offre un passage libre, et il s’accumule au point haut. Le thermostat placé dans le séjour coupe alors la chauffe alors qu’une pièce du bas est encore froide, ou l’inverse quand il se trouve à l’étage.

Ajouter de la puissance ne corrige pas ce mouvement : cela l’accentue. Nous commençons donc par mesurer l’écart, à plusieurs moments de la journée, entre le niveau le plus bas et le niveau le plus haut, puis nous cherchons ce qui l’entretient — un escalier ouvert en permanence, un sous-sol froid sous le plancher du rez-de-chaussée, un dernier niveau qui touche la toiture, une extension vitrée qui perd beaucoup la nuit. Ce relevé prend une visite et il oriente tout le reste de la proposition.

L’escalier fait cheminée, et personne ne l’a dessiné pour ça

Une cage d’escalier ouverte du bas jusqu’au dernier niveau crée un tirage permanent. L’air réchauffé au rez-de-chaussée y monte, l’air plus froid du bas prend sa place, et le mouvement s’entretient tant que l’écart existe. Le phénomène reste discret en mi-saison ; il devient très net dès que la chauffe tourne franchement. Une maison étroite l’accentue encore, parce que la colonne est haute au regard de ce qu’elle dessert.

On ne supprime pas ce mouvement, on le contient. Une porte en haut ou en bas de l’escalier, fermée seulement aux heures de chauffe, change davantage le confort du rez-de-chaussée que dix pour cent de puissance supplémentaire. Lorsqu’aucune porte ne peut être posée, on travaille la répartition : davantage d’émission en bas, moins en haut, avec des consignes qui tiennent compte du fait que l’étage récupère gratuitement une partie de ce qui est produit en dessous.

Le plancher du bas donne sur un volume qui reste froid

Sous le rez-de-chaussée, il y a fréquemment une cave ou un sous-sol. Ce niveau demeure frais toute l’année, ce qui est appréciable en été et coûteux en hiver : le plancher du séjour ou de la cuisine échange en permanence avec un volume non chauffé, souvent ventilé par un soupirail. La sensation de sol froid s’installe alors même que la température de l’air est correcte, car le confort ressenti dépend beaucoup des parois que l’on touche.

C’est une piste que nous signalons systématiquement parce qu’elle est presque toujours ignorée. Traiter ce plancher par le dessous, depuis la cave, sort de notre spécialité, et nous préférons vous le dire plutôt qu’ajouter de la puissance pour compenser. Le constat change tout de même notre proposition : il explique pourquoi une pièce du bas paraît froide à température égale, et il évite de conclure trop vite à un émetteur sous-dimensionné.

Ce que vous décidez seul, ce qui dépend d’un accord

Dans une maison individuelle, la plupart des choix vous reviennent, et c’est une différence réelle avec un appartement. Elle n’est pas totale. Si le logement occupe un lot dans un petit immeuble de faubourg divisé en quelques appartements, le chauffage peut rester commun : tout ce qui touche au générateur, à la distribution ou aux parties communes relève alors de la copropriété. Et dès qu’un module extérieur se voit ou prend appui sur un élément collectif, l’accord de la copropriété serait requis et une déclaration préalable en mairie serait en général nécessaire. Nous établissons ce partage au début de la visite, parce qu’il détermine ce que nous pouvons vous proposer sans vous engager dans une voie fermée.

Un appareil réversible pour deux saisons opposées

Un équipement thermodynamique réversible présente un intérêt particulier dans ce type de logement : il répond aux deux problèmes qui s’y présentent en miroir. L’hiver, il apporte de la chaleur là où elle manque, c’est-à-dire en bas ; l’été, il traite l’étage où elle s’est accumulée. Un seul appareil ne fera pas les deux au même endroit, ce qui plaide pour une répartition sur plusieurs niveaux plutôt que pour une machine unique surdimensionnée installée au mauvais étage.

Cette voie ramène toutefois aux contraintes du bâti : il faut un emplacement au sol à l’arrière pour le module, un cheminement vertical pour les liaisons, et une évacuation d’eau côté extérieur en période de chauffe. Là où rien de tout cela n’est possible, un appoint local reste une réponse honnête, à condition de dire ce qu’il fait et ce qu’il ne fera pas. Nous ne présentons jamais un appoint comme une solution de chauffage général.

Ce que nous relevons avant d’écrire une proposition

La liste suivante explique pourquoi nous refusons d’annoncer un montant par téléphone. Chacun de ces points modifie sensiblement la nature du travail à conduire.

  • L’écart de température constaté entre le niveau le plus bas et le niveau le plus haut, relevé sur place et non estimé
  • Le statut du chauffage : propre au logement, ou commun à l’ensemble du bâtiment lorsqu’il en existe un
  • L’état et la capacité des émetteurs présents à chaque niveau, ainsi que leur comportement avec une eau moins chaude
  • La configuration de l’escalier : ouvert sur toute la hauteur, fermé par une porte, ou desservant un palier intermédiaire
  • Ce qui borde le volume chauffé : cave ou sous-sol sous le plancher bas, toiture au-dessus du dernier niveau, extension vitrée à l’arrière

Une question sur chauffage ?

On passe voir, on chiffre par écrit, et vous décidez ensuite.

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Chauffage : avant de fixer une date

Pourquoi le rez-de-chaussée reste-t-il froid alors que l’étage surchauffe ?

Parce que l’air réchauffé monte et que rien ne le ramène. L’escalier joue le rôle d’un conduit ouvert en permanence : ce que vous produisez en bas alimente le haut, et l’étage profite en plus de ce qui traverse les planchers. Augmenter la consigne creuse l’écart au lieu de le réduire. La correction passe par la répartition des émissions, par une régulation propre à chaque niveau, et quand c’est possible par une porte au départ ou à l’arrivée de l’escalier.

Une seule chambre reste froide : faut-il tout reprendre ?

Rarement. Une pièce isolée s’explique presque toujours par une cause locale : émetteur mal irrigué ou trop petit, fenêtre fatiguée, pièce prise entre deux parois donnant sur l’extérieur, porte fermée qui la coupe du reste, ou plancher posé sur un volume non chauffé. Nous identifions cette cause avant d’avancer la moindre solution, et le remède tient parfois à un réglage plutôt qu’à un appareil de plus.

Mon sol est froid l’hiver : le chauffage est-il en cause ?

Pas nécessairement. Quand le rez-de-chaussée repose sur une cave ou un sous-sol non chauffé, le plancher échange en permanence avec un volume frais, et la sensation de froid vient des parois plus que de l’air. Nous le vérifions pendant le relevé. Le traitement de ce plancher par le dessous ne relève pas de notre métier, mais le signaler évite d’ajouter de la puissance pour corriger ce que la puissance ne corrige pas.

Un appareil de chauffage supplémentaire devra-t-il être entretenu ?

Si l’appareil ajouté est une pompe à chaleur — le réversible en fait partie — et que sa puissance nominale tombe dans la fourchette de 4 à 70 kW, l’intervention d’un professionnel devient obligatoire tous les deux ans au plus tard. Selon la quantité de fluide frigorigène inscrite dessus, un contrôle d’étanchéité peut s’ajouter, à une cadence distincte. Nous vous précisons les échéances applicables au moment du devis, ainsi que ce que chaque passage recouvre concrètement.

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